09/23/2026
1 000 $ à la naissance dans un REEE proposé par la CAQ. Sur le papier, ça a l'air généreux.
Moi, ça me dérange. Voici pourquoi.
On donne 1 000 $ à un enfant qui vient de naître. Pas pour un effort. Pas pour un comportement. Juste parce qu'il est né.
En tant que planificateur financier, mon travail au quotidien, c'est d'aider les gens à développer des habitudes. Épargner un peu chaque mois. Se fixer un objectif et l'atteindre. C'est ça qui bâtit l'autonomie financière — pas un chèque qui apparaît sans effort.
Et concrètement, ça aide qui?
L'accès aux études postsecondaires au Québec est déjà parmi les plus abordables au monde. Les frais de scolarité sont bas. L'aide financière existe. Le vrai problème des familles n'est généralement pas « il n'y a pas assez d'argent dans le REEE » — c'est souvent ailleurs : le logement, l'épicerie, les revenus stagnants.
Alors je me pose la question autrement : 1 000 $ multiplié par tous les nouveau-nés du Québec, c'est de l'argent public. Est-ce vraiment le meilleur endroit pour l'investir? Ou est-ce qu'on aurait pu l'utiliser pour régler des problèmes plus pressants pour les familles d'aujourd'hui?
Je pense qu'on confond parfois « donner de l'argent » et « aider les gens ». Ce n'est pas la même chose.