04/03/2026
Ceux qui me connaissent le savent… je n’ai jamais su marcher dans les lignes sans regarder ce qu’il y avait à côté.
Si je remonte à loin, vraiment loin, j’ai toujours été ce mélange un peu dérangeant pour les cadres bien droits : pas conventionnel, indocile, créatif, inclassable, déviant..
Mes profs l’avaient vu. Mes étudiants du cégep… le vivent encore, avec un petit temps d’adaptation. Mes amis ont fini par sourire avec ça. Et l’amour de ma vie… l’a accueilli sans essayer de le corriger (bon disons que j'exagère un peu ici haha!).
Et au fond, c’est parfait comme ça.
Parce que des profils comme ça, il y en a. Beaucoup plus qu’on pense. Des esprits libres. Des atypiques. Des originaux. Des explorateurs d’idées.
Mais ça… le système éducatif ne l’a toujours pas intégré (en tout cas pas au Québec!).
Il n’est pas construit pour eux. Il est construit pour la norme. Pour le linéaire. Pour le prévisible.
Trop rigide. Pas assez souple. Surtout au secondaire…
Et pourtant, c’est là que tout se joue...
L’adolescence, ce moment fragile et puissant à la fois, où on commence à choisir : un cégep, une voie, une identité.
Mais comment choisir quand on ne rentre dans aucune case ?
On parle d’innovation partout. On admire les entrepreneurs qui pensent autrement.
Un Steve Jobs, renvoyé de ses propres cours, qui a transformé notre façon de communiquer. Un Elon Musk, jugé trop intense (lol!), qui redessine des industries entières. Même Albert Einstein dérangeait… lent, distrait, pas dans le moule (pas dans leur moule!).
On célèbre leurs résultats. Mais on aurait probablement tenté de corriger leur différence à 15 ans.
C’est là le paradoxe.
On valorise la pensée divergente… mais on l’éteint trop tôt.
Et les conséquences sont bien réelles.
Le décrochage scolaire, ce n’est pas juste un chiffre. C’est un coût humain, économique (des centaines de millions chaque année), social. Un potentiel qui s’éteint avant même d’avoir compris sa propre valeur.
Et aujourd’hui, en tant que papa, cette réflexion prend une autre dimension.
Quel monde attend mes enfants ?
Sûrement pas celui parfaitement tracé que le système actuel imagine.
Comme l’écrivait Khalil Gibran, nous sommes des arcs… et nos enfants, des flèches.
Notre rôle n’est pas de décider de leur trajectoire, mais de leur donner la force d’aller loin. Très loin.
L’intelligence artificielle, les nouvelles façons d’apprendre, les chemins non linéaires… tout indique que le monde change.
Mais le système suivra-t-il ?
Je n’attends pas qu’il le fasse.
Par contre, si ce message te parle… partage-le.
Parce que l’héritage qu’on laisse aux jeunes ne commence pas à l’université. Il commence à l’école. Et parfois… il commence simplement par accepter qu’ils ne soient pas "comme les autres”.