18/01/2026
Depuis quelques jours, beaucoup d’émotion circule autour de l’article 23 du PLF 2026 et de l’avenir du chanvre CBD. Il peut être utile, à ce stade, de tenter de remettre un peu de calme, de méthode et de droit dans le débat ⚖️
Il est largement admis que le chanvre devrait être réglementé.
Il est également probable qu’il puisse être taxé à terme.
Il est enfin envisageable qu’il soit classifié selon les usages et les formes (fumé pour certaines préparations, alimentaire ou autres pour d’autres) 🌱
Ces évolutions paraissent difficiles à éviter et pourraient même s’avérer nécessaires pour structurer durablement la filière.
En revanche, à ce jour, il ne semble pas que le PLF 2026 acte formellement la réglementation du CBD.
L’article 23, en l’état des textes connus, ne procède pas à une requalification juridique explicite du CBD.
De la même manière, les amendements présentés ne paraissent pas instaurer, à ce stade, un assujettissement automatique du cannabis CBD à une accise.
En l’état, le texte ne mentionne pas explicitement le CBD ou le chanvre, n’instaure pas de fiscalité spécifique ciblant directement la fleur et ne fixe pas de classification définitive. Il renvoie plutôt, implicitement, à des étapes ultérieures (évaluations sanitaires, cadre réglementaire, textes dédiés).
Un risque politique futur ne peut évidemment pas être exclu. Mais confondre des hypothèses ou des scénarios possibles avec une réalité juridique immédiatement applicable peut alimenter une inquiétude excessive et fragiliser la crédibilité du débat.
La régulation du chanvre devrait arriver. Elle est attendue par une grande partie de la filière et probablement indispensable. Mais elle semble devoir se construire par d’autres textes, d’autres procédures et d’autres arbitrages que ceux du PLF 2026 🧩
Restons vigilants, mobilisés et solidaires 🤝
Mais surtout, essayons de rester lucides et rationnels.
La filière du chanvre ne se structurera sans doute pas dans l’émotion,
mais dans la clarté juridique, l’anticipation et le sérieux.